Conférence du 6 et 7 férier (Bruxelles)
 


Equilibre entre vie professionnelle et vie privee en ESPAGNE

Rosario Morillo Balado

Bruxelles, le 7 février 2006.

Introduction

Selon des données extraites de la Première Enquête européenne sur la Qualité de la vie (menée en 2003), les travailleurs (et notamment les travailleuses) espagnol(e)s signalent rencontrer des difficultés à concilier vie de famille et vie professionnelle. Ce pourcentage est supérieur à la moyenne de l’UE des 15 (voir tableaux 1 et 2 en annexe).

Nous examinerons dans cette présentation deux types de sujets.

Nous étudierons tout d’abord – sur la base de données extraites de plusieurs enquêtes nationales et internationales — les facteurs susceptibles d’expliquer les tensions inhérentes à la conciliation des activités de la vie de famille et de la vie professionnelle, tels que :

1) La participation au marché du travail et les divers régimes de travail (l’organisation du travail rémunéré par les couples, le nombre d’heures prestées, le nombre d’heures supplémentaires et la distribution de ces heures).

2) Les lacunes des politiques sociales destinées à concilier vie de famille et vie professionnelle (congé de maternité et congé parental).

3) Le niveau de disponibilité des équipements et des services de garde des enfants mis à la disposition des personnes dépendantes.

4) La répartition du travail non rémunéré (domestique) entre hommes et femmes.

Nous clôturerons cette première partie par un tableau précisant les problèmes qui, de l’avis des mères au travail, sont essentiels dans leurs tentatives de concilier vie de famille et vie professionnelle.

Nous examinerons ensuite les stratégies utilisées par les couples pour équilibrer vie professionnelle et vie privée. Nous nous servirons à cet effet des résultats d’une étude espagnole ayant interrogé les femmes à propos de ces questions particulières. Bien que les réponses soient le reflet de l’opinion des femmes, elles contiennent néanmoins des références au rôle des hommes (pères et grands-pères).

Organisation du travail rémunéré par les couples

1) Selon Eurostat, le modèle d’organisation du travail rémunéré le plus fréquent au sein des couples est caractérisé par le travail des deux partenaires, que ce soit à temps plein ou à temps partiel [1] (voir tableau 3 en annexe). En 2003, les deux partenaires disposaient d’un travail rémunéré dans 54% des couples dont au moins l’un des partenaires travaillait.

Bien que ce chiffre soit inférieur à la moyenne de l’UE des 25 (66%), l’élément capital est qu’au cours de ces quinze dernières années, nous avons assisté à une augmentation de la quote-part des couples composés de deux partenaires professionnellement actifs [2]. Cette situation perdure, même lorsque des enfants entrent dans la composition du ménage. Force est dès lors de constater que la plupart des femmes ne quittent pas le marché du travail lorsqu’elles ont un enfant.

2) Dans les couples où les deux partenaires disposent d’un travail rémunéré, la principale forme d’organisation du travail est l’emploi à temps plein, même s’il y a des enfants [3]. Force est dès lors de constater que la plupart des femmes ne réduisent pas l’intensité de leur travail rémunéré lorsqu’elles ont un enfant.

3) S’agissant du nombre d’heures prestées, le modèle le plus fréquent est caractérisé par la prestation, par les deux partenaires, d’au moins 40 heures par semaine, qu’il s’agisse des ménages avec ou sans enfants [4].

Une possible explication de ce phénomène pourrait être que les couples espagnols soient largement incités à maximaliser leurs revenus. A cet égard, une récente étude qualitative a démontré que les personnes (et notamment celles des groupes à faible revenu) justifient leurs nombreuses heures de travail et le travail rémunéré exercé par les deux partenaires par le fait qu’elles doivent honorer leur prêt hypothécaire [5]. Au cours de ces cinq dernières années, le prix des appartements a doublé en Espagne.

Nous savons également que 46% des salariés prestent régulièrement des heures supplémentaires, non rémunérées pour la moitié d’entre eux. Ces heures supplémentaires s’expliquent principalement par une charge de travail excessive (voir tableau 4 en annexe).

4) Une autre particularité de la situation espagnole est la répartition du temps de travail au cours de la journée. Plus de la moitié de la population salariée travaille dans le cadre d’un régime de type poste fractionné (“jornada partida”) ; cela signifie que la journée de travail débute vers 09h00 et se termine au plus tôt vers 18h00 ou 19h00, avec une pause de deux heures à midi. Ce type d’organisation se rencontre le plus fréquemment dans l’industrie, les services et le secteur de la construction ; il est même sur-représenté dans ce dernier secteur, avec une prévalence de 94% (voir tableau 5 en annexe).

En cumulant toutes ces informations - longues journées de travail, heures supplémentaires régulièrement prestées et régime de poste fractionné – nous pouvons comprendre pourquoi, dans une récente étude qualitative, les hommes et les femmes ne parlaient pas du nombre d’heures rémunérées effectuées pendant la journée, mais de l’heure du départ de leur lieu de travail [6].

La distribution des heures de travail fait à l'heure actuelle l’objet d’un débat politique, placé sous la houlette des ministres et hommes politiques masculins.

Les lacunes des politiques sociales destinées à concilier vie de famille et vie professionnelle

Conformément aux dispositions des Directives européennes régissant le congé de maternité et le congé parental et transposées en Espagne [7]:

1) Les mères au travail sont habilitées à 16 semaines de congé de maternité, soit deux semaines de plus que les dispositions de la directive de 1992. La mère doit utiliser six de ces semaines après la naissance. Les dix autres semaines peuvent être prises par le père actif, si la mère le décide. En cas de décès de la mère, le père peut bénéficier du délai maximal accordé (soit 16 semaines).

Durant tout ce temps, le Système national de sécurité sociale garantit le versement des salaires de la mère ou du père.

Les pères ne bénéficient, en leur qualité de père – c'est-à-dire indépendamment des droits propres à la mère — que de deux jours de congé (quatre en cas de déplacement nécessaire) lors de l’accouchement de leur partenaire [8].

Cette situation pourrait cependant changer, car le gouvernement national a proposé il y a deux semaines la possibilité d’octroyer aux pères actifs un congé payé de dix jours.

A l'heure actuelle, seuls les travailleurs de certains départements du secteur public bénéficient d’un congé de paternité de dix jours. Tel est notamment le cas, par exemple, des travailleurs de l’administration publique centrale, qui peuvent bénéficier d’un congé de paternité de dix jours depuis janvier 2006[9].

2) La législation espagnole règlement deux types différents de congé parental:

a) Une période maximale de trois années de congé parental sans solde peut être prise par la mère ou le père. Un droit de réintégration au terme du congé s’applique au cours de la première année. Par la suite, le travailleur est habilité à un poste dans la même catégorie professionnelle ou dans une catégorie équivalente.

b) Les parents dont les enfants sont âgés de moins de six ans ou sont handicapés sont habilités à une réduction de leur horaire de travail à concurrence d’un tiers minimum et de 50% maximum. Dans le cadre des nouvelles mesures approuvées dans l’administration publique centrale, la possibilité de réduction de l’horaire de travail est prolongée jusqu’à ce que les enfants aient atteint l’âge de douze ans [10].

Ces dispositions peuvent en outre être améliorées par convention collective.

S’agissant de la mise en œuvre effective de ces droits :

  • Seul 1,5% des hommes optent pour le congé de paternité (maximum 10 semaines après la naissance de l’enfant) (voir tableau 6 en annexe).
  • A nouveau, les hommes représentent entre 1% et 2% des personnes décidant de travailler à temps partiel pour des raisons familiales (voir tableau 7 en annexe). Il importe d’observer que les statistiques ne précisent pas la mesure dans laquelle ce travail à temps partiel correspond à une réduction des heures de travail découlant de la loi régissant le congé de paternité ou à l’exercice d’un droit à un travail à temps partiel proprement dit. Nous observons une différence majeure entre ces deux types de mesure, en ce sens que la réduction des prestations professionnelles en application du congé de paternité permet aux travailleurs de reprendre ultérieurement leurs activités à temps plein sans devoir subir les effets négatifs que le travail à temps partiel a sur les cotisations de sécurité sociale (et, partant, sur les droits à la retraite et au chômage).
  • S’agissant de l’acceptation du congé parental (c'est-à-dire un maximum de trois années de congé sans solde), seuls 3,6% des bénéficiaires sont des hommes. Il convient cependant d’observer le nombre réduit de personnes bénéficiaires de ce droit, à savoir 13.879 (voir tableau 8 en annexe).

Pourquoi les hommes sont-ils si peu enclins à solliciter le congé parental ? Un récent Eurobaromètre fournit des indications quant aux facteurs qui, de l’avis des Européens de sexe masculin, seraient susceptibles d’encourager le congé parental chez les hommes [11]. Les facteurs identifiés par les personnes interrogées de sexe masculin sont notamment les suivants (par ordre d’importance):

  • Une meilleure contrepartie financière (38%).
  • L’amélioration des garanties en matière d’emploi et de carrière pendant et après le congé parental (30%).
  • De meilleures informations à propos du congé parental (27%).
  • Une attitude plus ouverte de la part des supérieurs et des collègues (23%).
  • La possibilité de scinder le congé ou de le prendre à temps partiel (18%).

Equipements de garde des enfants et services d’aide aux personnes dépendantes

Un autre facteur susceptible d’améliorer l’équilibre entre la vie de famille et la vie professionnelle est l’existence d’équipements de garde d’enfants – plus ou moins développés – financés par le secteur public.

En Espagne, seuls 2% des enfants âgés de 0 à 3 ans fréquentent une crèche publique. Cette quote-part passe à 84% en ce qui concerne les enfants âgés de 3 à 5 ans ; dès lors, le système scolaire étatique couvre les enfants à compter de 3 ans, mais touchent très rarement les enfants de moins de 3 ans[12].

S’agissant des services publics destinés aux personnes âgées, une quote-part très faible des aînés (à savoir entre 1 et 3%) est, en Espagne, prise en charge dans le cadre d’une institution ou reçoit des soins à domicile dont la prise en charge financière est assurée par les pouvoirs publics [13].

Travail non rémunéré

Nous devons, last, but not least, nous arrêter sur les écarts entre hommes et femmes en termes de travail non rémunéré. Des renseignements fournis par la Troisième Enquête européenne sur les Conditions de travail indiquent que les tâches ménagères incombent aux femmes.

Les femmes consacrent plus de temps que les hommes à cuisiner, à faire le ménage ou à prendre soin des enfants et des aînés. Néanmoins, le temps consacré aux enfants est la seule tâche pour laquelle la participation des hommes est légèrement supérieure. Dans l’UE, 24% des hommes (contre 25% en Espagne) indiquent consacrer plus d’une heure par jour à leurs enfants, contre une quote-part comprise entre 14 et 15% des hommes indiquant consacrer plus d’une heure à la cuisine ou aux tâches ménagères (voir tableau 9 en annexe).

Avant d’aborder les stratégies mises en œuvre par les couples pour équilibrer vie familiale et vie professionnelle, nous souhaiterions clôturer cette première partie en fournissant certaines informations relatives aux principaux problèmes rencontrés par les mères actives espagnoles lorsqu’elles tentent de concilier vie familiale et vie professionnelle.

Selon une récente étude[14]:

  • Le principal problème se pose en cas de garde des enfants malades (37% des mères professionnellement actives ont signalé ce problème).
  • La deuxième difficulté est l’absence d’adéquation entre les horaires scolaires et les horaires professionnels (24%).
  • Le troisième problème est celui de la garde des enfants en période de vacances scolaires (21%).
  • Le quatrième problème est l’absence d’aide du partenaire dans les tâches ménagères (6%).

Dès lors, bien que la division en termes de travail non rémunéré entre hommes et femmes pose problème aux mères espagnoles professionnellement actives, elles sont confrontées à d’autres problèmes liés au domaine de la politique sociale et au fait que la société espagnole n’a pas encore assumé sa responsabilité à l’égard des générations futures.

Stratégies

S’agissant des stratégies mises en œuvre par les mères espagnoles au travail, nous fournirons certaines informations extraites de l’enquête dont question ci-avant[15].

Interrogées à propos du facteur le plus utile pour leur permettre de concilier plus aisément leur vie familiale et leur vie professionnelle, les mères au travail répondent comme suit :

  • En premier lieu, l’aide de leurs mères.
  • En deuxième lieu, l’aide de leurs partenaires. En troisième lieu, vivre à proximité de leur lieu de travail.
  • En quatrième lieu, l’aide d’autres membres de la famille.

Si nous nous concentrons sur le rôle des grands-mères et des grands-pères, force est de constater qu’ils se chargent des enfants de moins de 12 ans lorsqu’ils sont malades. Dès lors, les grands-parents résolvent habituellement le principal problème rencontré par les mères au travail pour concilier vie de famille et vie professionnelle.

Il n’est en outre guère surprenant de constater des différences entre les tâches effectuées par les grands-mères et celles exercées par les grands-pères.

Les grands-mères (notamment les mères des femmes):

  • s’occupent des enfants de moins de 3 ans (comme nous l’avons signalé, la couverture des crèches publiques est très réduite);
  • s’occupent des enfants après l’école ;
  • conduisent les enfants à l’école et vont les rechercher ;
  • cuisinent pour leurs petits-enfants, leurs filles et les partenaires de ces dernières.
  • et s’acquittent de tâches ménagères, telles que le nettoyage et le repassage.

Les grands-pères (notamment le père des femmes) assument également des tâches liées aux enfants, mais moins que les grands-mères.

La principale différence entre grands-mères et grands-pères est que ces derniers s’abstiennent très souvent :

  • de cuisiner pour leurs petits-enfants, leurs filles et les partenaires de ces dernières.
  • de s’acquitter de tâches ménagères telles que le nettoyage, le repassage ou le lavage du linge ;
  • d’emmener les enfants en consultation chez le médecin.

 

Nous pouvons conclure cette section en ajoutant les commentaires suivants:

  • Avoir une fille en Espagne pourrait signifier un surcroît important de travail à un âge plus avancé.
  • Il n’est dès lors guère surprenant de constater que, dans l’enquête précitée, la plupart des mères au travail considèrent comme très importante l’aide qu’elles obtiennent de leur famille.

Conclusions

Nous avons abordé la situation des couples d’actifs espagnols, en omettant toutefois deux groupes importants : les parents isolés (c'est-à-dire, habituellement, les mères isolées) et la population migrante. Leurs problèmes doivent en effet être abordés séparément.

En nous concentrant sur la situation des couples d’actifs espagnols, nous pourrions affirmer qu’un profond changement social est en marche. La participation accrue des femmes sur le marché du travail a rendu obsolète le modèle caractérisé par le mari exerçant un travail rémunéré et la femme au foyer, s’occupant des enfants et des aînés.

Jusqu’à présent, les problèmes générés par cette mutation sociale ont été résolus en utilisant toute une panoplie de stratégies privées et informelles, dans lesquelles une composante essentielle est la solidarité dont témoigne la génération précédente[16].

Il s’agit cependant d’un problème social et non d’un problème individuel

 


Annexes

Tableau 1. Quote-part des salariés indiquant être rentrés du travail trop éreintés pour assumer les tâches ménagères devant être exécutées

plusieurs fois par semaine (%) (*)


Femmes

Hommes

Total

Espagne

47%

36%

39%

Quote-part maximale UE des 15

Espagne

Espagne

Espagne

Quote-part minimale UE des 15

11 % (Allemagne)

11% (Autriche)

12% (Pays-Bas et Autriche)

Moyenne UE des 15

24%

20%

22%

Moyenne 10 NEM

29%

29%

29%

Moyenne 3 PCA

47%

31%

38%

(*) Les catégories propres à la question sont : plusieurs fois par semaine, plusieurs fois par mois, plusieurs fois par année, moins souvent, jamais.

10 NEM : les 10 nouveaux Etats membres ayant adhéré à l'UE en mai 2004.

3 PCA: les pays candidats à l'adhésion (Bulgarie, Roumanie et Turquie).

Source: Première Enquête européenne sur la Qualité de la vie (2003). Fondation européenne pour l'amélioration des Conditions de vie et de travail.

 

Tableau 2. Quote-part des salariés indiquant avoir éprouvé des difficultés à assumer leurs responsabilités familiales en raison du temps passé au travail,

plusieurs fois par semaine (%) (*)


Femmes

Hommes

Total

Espagne

21%

14%

17%

Quote-part maximale UE des 15

Espagne

Espagne et RU (tous les deux 14%)

Espagne

Quote-part minimale UE des 15

3% (Finlande et Autriche)

4% (Danemark)

4% (Autriche)

Moyenne UE des 15

10

9

9

Moyenne 10 NEM

14

15

15

Moyenne 3 PCA

26

22

23

(*) Les catégories propres à la question sont : plusieurs fois par semaine, plusieurs fois par mois, plusieurs fois par année, moins souvent, jamais.

10 NEM : les 10 nouveaux Etats membres ayant adhéré à l'UE en mai 2004.

3 PCA: les pays candidats à l'adhésion (Bulgarie, Roumanie et Turquie).

Source: Première Enquête européenne sur la Qualité de la vie (2003). Fondation européenne pour lamélioration des Conditions de vie et de travail.


 

Tableau 3. Organisation du travail rémunéré par les couples âgés de 20 à 49 ans

dans lesquels un partenaire au moins a un emploi (%)


Les deux partenaires travaillent

Seul l'homme travaille

Seule la femme travaille

Total

Espagne

54

43

3

100

Moyenne UE des 25

66

29

5

100

Source: Eurostat, 2005. Tableau 3. Basé sur des données de la European Labour Force Survey, 2003.

Tableau 4. Salariés prestant régulièrement des heures supplémentaires (%)


Hommes

Femmes

Total

Non

29,8

13,4

23,7

Oui, moyennant rémunération en espèce ou récupération

19,4

27,8

22,4

Oui, sans compensation

50,7

58,4

53,6

Pas de réponse

0,2

0,4

0,3

Total

100

100

100

Source: Cinquième Enquête nationale sur les Conditions de travail, 2003, tableau 66 (www.mtas.es).

Tableau 5. Distribution du temps de travail journalier, 2003 (%)


Total

Secteur industriel

Services

Secteur de la construction

Poste fractionné (en matinée et fin d'après-midi)

52,2

56,6

45,7

93,5

Horaire de travail en continu (en matinée)

21,9

14,3

26,8

3,5

Horaire de travail en continu (en matinée ou durant la nuit)

5,5

4,0

6,3

1,3

Travail par équipes

16,0

22

16

1,7

Autres

1,8

1,0

2,2

0,3

Total

97

98

97

100

Source: Cinquième Enquête nationale sur les Conditions de travail, 2003, tableau 64 (www.mtas.es).


Tableau 6. Congé de maternité /paternité


Total (hommes et femmes)

% de mères

2000

192.422

99,03

2001

208.695

98,69

2002

224.419

98,52

2003

239.858

98,46

Source: Instituto de la Mujer (www.mtas.es), sur la base de données extraites de l'Institut national de sécurité sociale.


Tableau 7. Hommes et femmes avec horaires de travail réduits

en raison de responsabilités familiales (en milliers) (2004)


Total (hommes et femmes)

% de femmes

Total (salariés et travailleurs indépendants)

18.288,10

39,43

Travailleurs salariés

15.022,40

41,15


A temps plein

13.654,50

37,06


A temps partiel

1.367,90

82,03


Temps partiel pour responsabilités familiales (*)

126,30

99,05

Travailleurs indépendants

3.246,90

31,36


A temps plein

3.023,50

28,70


A temps partiel

223,30

67,35


Temps partiel pour responsabilités familiales (*)

30,70

98,05

Autres situations

18,80

52,66

(*) Prise en charge des enfants, d'adultes malades ou de personnes handicapées

Source: Instituto de la Mujer (www.mtas.es), sur la base de données extraites de l'Enquête sur la population active (Encuesta de Población Activa).







Tableau 8. Congé parental (maximum trois années de congé parental sans solde)


Total (hommes et femmes)

% de mères

2000

8.339

96,02

2001

10.163

96,43

2002

12.694

96,16

2003

13.879

96,38

Source: Instituto de la Mujer (www.mtas.es), sur la base de données extraites de l'Institut national de sécurité sociale.

 

Tableau 9. Tâches ménagères.

"Etes-vous impliqué(e) dans l'une des activités suivantes en dehors de votre travail ?"
 % des personnes ayant répondu 'ou' dans la catégorie 'chaque jour, une heure ou plus' (par sexe)


Moyenne UE

Espagne


Hommes

Femmes

Hommes

Femmes

Cuisine

13

64

14

68

Ménage

12

63

15

70

S'occuper des enfants

24

41

25

43

S'occuper de parents plus âgés /handicapés

2

6

2

8

Source: Troisième Enquête européenne sur les Conditions de travail, 2000. Agence européenne pour l'amélioration des Conditions de vie et de travail.


[1] Eurostat, 2005. Gender gaps in the reconciliation between work and family life, Statistiques en bref, 4/2005. Auteur : Christel Aliaga.

[2] Eurostat, 2002. Women and men reconciling work and family life. Fig. 2 et 3. Statistiques en bref, 9/2002. Auteurs : Ana Franco et Karin Winqvist.

[3] Eurostat, 2002. Women and men reconciling work and family life. Tableau 2., op. cit.

[4] Eurostat, 2002. Women and men reconciling work and family life. Fig. 4a et 4 b., op. cit.

[5] Callejo, J. (2005:4). Percepción de cambios en los tiempos sociales, Document présenté lors de la Conférence “Tiempos, Actividades, Sujetos. Una mirada desde la perspectiva de género”, organisé à Madrid, le 18 février, Escuela de Relaciones Laborales.

[6] Callejo, J. (2005). Percepción de cambios en los tiempos sociales. op. cit.

[7] Directive 96/34/CE du Conseil du 3 juin 1996 concernant l'accord-cadre sur le congé parental conclu par l'UNICE, le CEEP et la CES. Directive 92/85/CEE du Conseil, du 19 octobre 1992, concernant la mise en œuvre de mesures visant à promouvoir l'amélioration de la sécurité et de la santé des travailleuses enceintes, accouchées ou allaitantes au travail.

[8] Article 37.3 du Statut des Travailleurs.

[9] Plan Concilia, www.map.es

[10] Plan Concilia, www.map.es

[11] Europeans’ attitudes to parental leave, mai 2004, Eurobaromètre spécial 189 / Vague 59.1, Commission européenne, page 18. L’étude considère comme congé parental le fait de prendre un congé de maximum 3 mois lorsque les enfants sont en bas âge (déduction du libellé du questionnaire anglais inclus à la fin du rapport).

[12] Zárate Marco, A. (2003:69) Incentivos fiscales y sociales a la incorporación de la mujer al trabajo, Instituto de Estudios Fiscales, Madrid, www.ief.es

[13] sZárate Marco, A. (2003:69) Incentivos fiscales y sociales a la incorporación de la mujer al trabajo, op. cit.

[14] Tobío, C. (2003) “Dilemas y estrategias de las madres que trabajan”, document présenté lors de la conférence “Empleo y Mujer: nuevas alternativas de la vida familiar y profesional”, organisée par Concejalía de Empleo del Ayuntamiento de Alcobendas, Madrid. Les réponses ont été fournies par des mères professionnellement actives, vivant avec au moins un enfant âgé de moins de 18 ans.

[15] Tobío, C. (2003) “Dilemas y estrategias de las madres que trabajan” op. cit.


[16] Tobío, C. (2003) “Dilemas y estrategias de las madres que trabajan”, op. cit.