Equilibre
entre vie professionnelle et vie privee en ESPAGNE
Rosario
Morillo Balado
Bruxelles,
le 7 février 2006.
Introduction
Selon
des données extraites de la Première Enquête
européenne sur la Qualité de la vie (menée
en 2003), les travailleurs (et notamment les travailleuses)
espagnol(e)s signalent rencontrer des difficultés à
concilier vie de famille et vie professionnelle. Ce pourcentage
est supérieur à la moyenne de l’UE des
15 (voir tableaux 1 et 2 en annexe).
Nous
examinerons dans cette présentation deux types de sujets.
Nous
étudierons tout d’abord – sur la base de
données extraites de plusieurs enquêtes nationales
et internationales — les facteurs susceptibles d’expliquer
les tensions inhérentes à la conciliation des
activités de la vie de famille et de la vie professionnelle,
tels que :
1)
La participation au marché du travail et les divers
régimes de travail (l’organisation du travail
rémunéré par les couples, le nombre d’heures
prestées, le nombre d’heures supplémentaires
et la distribution de ces heures).
2)
Les lacunes des politiques sociales destinées à
concilier vie de famille et vie professionnelle (congé
de maternité et congé parental).
3)
Le niveau de disponibilité des équipements et
des services de garde des enfants mis à la disposition
des personnes dépendantes.
4)
La répartition du travail non rémunéré
(domestique) entre hommes et femmes.
Nous
clôturerons cette première partie par un tableau
précisant les problèmes qui, de l’avis
des mères au travail, sont essentiels dans leurs tentatives
de concilier vie de famille et vie professionnelle.
Nous
examinerons ensuite les stratégies utilisées
par les couples pour équilibrer vie professionnelle
et vie privée. Nous nous servirons à cet effet
des résultats d’une étude espagnole ayant
interrogé les femmes à propos de ces questions
particulières. Bien que les réponses soient
le reflet de l’opinion des femmes, elles contiennent
néanmoins des références au rôle
des hommes (pères et grands-pères).
Organisation du travail rémunéré par
les couples
1)
Selon Eurostat, le modèle d’organisation du travail
rémunéré le plus fréquent au sein
des couples est caractérisé par le travail des
deux partenaires, que ce soit à temps plein ou à
temps partiel [1] (voir
tableau 3 en annexe). En 2003, les deux partenaires disposaient
d’un travail rémunéré dans 54%
des couples dont au moins l’un des partenaires travaillait.
Bien
que ce chiffre soit inférieur à la moyenne de
l’UE des 25 (66%), l’élément capital
est qu’au cours de ces quinze dernières années,
nous avons assisté à une augmentation de la
quote-part des couples composés de deux partenaires
professionnellement actifs [2].
Cette situation perdure, même lorsque des enfants entrent
dans la composition du ménage. Force est dès
lors de constater que la plupart des femmes ne quittent pas
le marché du travail lorsqu’elles ont un enfant.
2)
Dans les couples où les deux partenaires disposent
d’un travail rémunéré, la principale
forme d’organisation du travail est l’emploi à
temps plein, même s’il y a des enfants [3].
Force est dès lors de constater que la plupart des
femmes ne réduisent pas l’intensité de
leur travail rémunéré lorsqu’elles
ont un enfant.
3)
S’agissant du nombre d’heures prestées,
le modèle le plus fréquent est caractérisé
par la prestation, par les deux partenaires, d’au moins
40 heures par semaine, qu’il s’agisse des ménages
avec ou sans enfants [4].
Une
possible explication de ce phénomène pourrait
être que les couples espagnols soient largement incités
à maximaliser leurs revenus. A cet égard, une
récente étude qualitative a démontré
que les personnes (et notamment celles des groupes à
faible revenu) justifient leurs nombreuses heures de travail
et le travail rémunéré exercé
par les deux partenaires par le fait qu’elles doivent
honorer leur prêt hypothécaire [5].
Au cours de ces cinq dernières années, le prix
des appartements a doublé en Espagne.
Nous
savons également que 46% des salariés prestent
régulièrement des heures supplémentaires,
non rémunérées pour la moitié
d’entre eux. Ces heures supplémentaires s’expliquent
principalement par une charge de travail excessive (voir tableau
4 en annexe).
4)
Une autre particularité de la situation espagnole est
la répartition du temps de travail au cours de la journée.
Plus de la moitié de la population salariée
travaille dans le cadre d’un régime de type poste
fractionné (“jornada partida”) ; cela signifie
que la journée de travail débute vers 09h00
et se termine au plus tôt vers 18h00 ou 19h00, avec
une pause de deux heures à midi. Ce type d’organisation
se rencontre le plus fréquemment dans l’industrie,
les services et le secteur de la construction ; il est même
sur-représenté dans ce dernier secteur, avec
une prévalence de 94% (voir tableau 5 en annexe).
En
cumulant toutes ces informations - longues journées
de travail, heures supplémentaires régulièrement
prestées et régime de poste fractionné
– nous pouvons comprendre pourquoi, dans une récente
étude qualitative, les hommes et les femmes ne parlaient
pas du nombre d’heures rémunérées
effectuées pendant la journée, mais de l’heure
du départ de leur lieu de travail [6].
La
distribution des heures de travail fait à l'heure actuelle
l’objet d’un débat politique, placé
sous la houlette des ministres et hommes politiques masculins.
Les
lacunes des politiques sociales destinées à
concilier vie de famille et vie professionnelle
Conformément
aux dispositions des Directives européennes régissant
le congé de maternité et le congé parental
et transposées en Espagne [7]:
1)
Les mères au travail sont habilitées à
16 semaines de congé de maternité, soit deux
semaines de plus que les dispositions de la directive de 1992.
La mère doit utiliser six de ces semaines après
la naissance. Les dix autres semaines peuvent être prises
par le père actif, si la mère le décide.
En cas de décès de la mère, le père
peut bénéficier du délai maximal accordé
(soit 16 semaines).
Durant
tout ce temps, le Système national de sécurité
sociale garantit le versement des salaires de la mère
ou du père.
Les
pères ne bénéficient, en leur qualité
de père – c'est-à-dire indépendamment
des droits propres à la mère — que de
deux jours de congé (quatre en cas de déplacement
nécessaire) lors de l’accouchement de leur partenaire
[8].
Cette
situation pourrait cependant changer, car le gouvernement
national a proposé il y a deux semaines la possibilité
d’octroyer aux pères actifs un congé payé
de dix jours.
A
l'heure actuelle, seuls les travailleurs de certains départements
du secteur public bénéficient d’un congé
de paternité de dix jours. Tel est notamment le cas,
par exemple, des travailleurs de l’administration publique
centrale, qui peuvent bénéficier d’un
congé de paternité de dix jours depuis janvier
2006[9].
2)
La législation espagnole règlement deux types
différents de congé parental:
a)
Une période maximale de trois années de congé
parental sans solde peut être prise par la mère
ou le père. Un droit de réintégration
au terme du congé s’applique au cours de la première
année. Par la suite, le travailleur est habilité
à un poste dans la même catégorie professionnelle
ou dans une catégorie équivalente.
b)
Les parents dont les enfants sont âgés de moins
de six ans ou sont handicapés sont habilités
à une réduction de leur horaire de travail à
concurrence d’un tiers minimum et de 50% maximum. Dans
le cadre des nouvelles mesures approuvées dans l’administration
publique centrale, la possibilité de réduction
de l’horaire de travail est prolongée jusqu’à
ce que les enfants aient atteint l’âge de douze
ans [10].
Ces
dispositions peuvent en outre être améliorées
par convention collective.
S’agissant
de la mise en œuvre effective de ces droits :
-
Seul
1,5% des hommes optent pour le congé de paternité
(maximum 10 semaines après la naissance de l’enfant)
(voir tableau 6 en annexe).
-
A nouveau, les hommes représentent entre 1% et
2% des personnes décidant de travailler à
temps partiel pour des raisons familiales (voir tableau
7 en annexe). Il importe d’observer que les statistiques
ne précisent pas la mesure dans laquelle ce travail
à temps partiel correspond à une réduction
des heures de travail découlant de la loi régissant
le congé de paternité ou à l’exercice
d’un droit à un travail à temps partiel
proprement dit. Nous observons une différence majeure
entre ces deux types de mesure, en ce sens que la réduction
des prestations professionnelles en application du congé
de paternité permet aux travailleurs de reprendre
ultérieurement leurs activités à
temps plein sans devoir subir les effets négatifs
que le travail à temps partiel a sur les cotisations
de sécurité sociale (et, partant, sur les
droits à la retraite et au chômage).
-
S’agissant de l’acceptation du congé
parental (c'est-à-dire un maximum de trois années
de congé sans solde), seuls 3,6% des bénéficiaires
sont des hommes. Il convient cependant d’observer
le nombre réduit de personnes bénéficiaires
de ce droit, à savoir 13.879 (voir tableau 8 en
annexe).
Pourquoi
les hommes sont-ils si peu enclins à solliciter le
congé parental ? Un récent Eurobaromètre
fournit des indications quant aux facteurs qui, de l’avis
des Européens de sexe masculin, seraient susceptibles
d’encourager le congé parental chez les hommes
[11]. Les facteurs identifiés
par les personnes interrogées de sexe masculin sont
notamment les suivants (par ordre d’importance):
-
Une meilleure contrepartie financière (38%).
-
L’amélioration des garanties en matière
d’emploi et de carrière pendant et après
le congé parental (30%).
-
De meilleures informations à propos du congé
parental (27%).
-
Une attitude plus ouverte de la part des supérieurs
et des collègues (23%).
-
La possibilité de scinder le congé ou de
le prendre à temps partiel (18%).
Equipements
de garde des enfants et services d’aide aux personnes
dépendantes
Un
autre facteur susceptible d’améliorer l’équilibre
entre la vie de famille et la vie professionnelle est l’existence
d’équipements de garde d’enfants –
plus ou moins développés – financés
par le secteur public.
En
Espagne, seuls 2% des enfants âgés de 0 à
3 ans fréquentent une crèche publique. Cette
quote-part passe à 84% en ce qui concerne les enfants
âgés de 3 à 5 ans ; dès lors, le
système scolaire étatique couvre les enfants
à compter de 3 ans, mais touchent très rarement
les enfants de moins de 3 ans[12].
S’agissant
des services publics destinés aux personnes âgées,
une quote-part très faible des aînés (à
savoir entre 1 et 3%) est, en Espagne, prise en charge dans
le cadre d’une institution ou reçoit des soins
à domicile dont la prise en charge financière
est assurée par les pouvoirs publics [13].
Travail
non rémunéré
Nous
devons, last, but not least, nous arrêter sur les écarts
entre hommes et femmes en termes de travail non rémunéré.
Des renseignements fournis par la Troisième Enquête
européenne sur les Conditions de travail indiquent
que les tâches ménagères incombent aux
femmes.
Les
femmes consacrent plus de temps que les hommes à cuisiner,
à faire le ménage ou à prendre soin des
enfants et des aînés. Néanmoins, le temps
consacré aux enfants est la seule tâche pour
laquelle la participation des hommes est légèrement
supérieure. Dans l’UE, 24% des hommes (contre
25% en Espagne) indiquent consacrer plus d’une heure
par jour à leurs enfants, contre une quote-part comprise
entre 14 et 15% des hommes indiquant consacrer plus d’une
heure à la cuisine ou aux tâches ménagères
(voir tableau 9 en annexe).
Avant
d’aborder les stratégies mises en œuvre
par les couples pour équilibrer vie familiale et vie
professionnelle, nous souhaiterions clôturer cette première
partie en fournissant certaines informations relatives aux
principaux problèmes rencontrés par les mères
actives espagnoles lorsqu’elles tentent de concilier
vie familiale et vie professionnelle.
Selon
une récente étude[14]:
-
Le principal problème se pose en cas de garde des
enfants malades (37% des mères professionnellement
actives ont signalé ce problème).
-
La deuxième difficulté est l’absence
d’adéquation entre les horaires scolaires
et les horaires professionnels (24%).
- Le troisième
problème est celui de la garde des enfants en période
de vacances scolaires (21%).
-
Le quatrième problème est l’absence
d’aide du partenaire dans les tâches ménagères
(6%).
Dès
lors, bien que la division en termes de travail non rémunéré
entre hommes et femmes pose problème aux mères
espagnoles professionnellement actives, elles sont confrontées
à d’autres problèmes liés au domaine
de la politique sociale et au fait que la société
espagnole n’a pas encore assumé sa responsabilité
à l’égard des générations
futures.
Stratégies
S’agissant
des stratégies mises en œuvre par les mères
espagnoles au travail, nous fournirons certaines informations
extraites de l’enquête dont question ci-avant[15].
Interrogées
à propos du facteur le plus utile pour leur permettre
de concilier plus aisément leur vie familiale et leur
vie professionnelle, les mères au travail répondent
comme suit :
-
En premier lieu, l’aide de leurs mères.
-
En deuxième lieu, l’aide de leurs partenaires.
En troisième lieu, vivre à proximité
de leur lieu de travail.
-
En quatrième lieu, l’aide d’autres
membres de la famille.
Si
nous nous concentrons sur le rôle des grands-mères
et des grands-pères, force est de constater qu’ils
se chargent des enfants de moins de 12 ans lorsqu’ils
sont malades. Dès lors, les grands-parents résolvent
habituellement le principal problème rencontré
par les mères au travail pour concilier vie de famille
et vie professionnelle.
Il
n’est en outre guère surprenant de constater
des différences entre les tâches effectuées
par les grands-mères et celles exercées par
les grands-pères.
Les
grands-mères (notamment les mères des femmes):
-
s’occupent des enfants de moins de 3 ans (comme
nous l’avons signalé, la couverture des crèches
publiques est très réduite);
-
s’occupent des enfants après l’école
;
-
conduisent les enfants à l’école et
vont les rechercher ;
-
cuisinent pour leurs petits-enfants, leurs filles et les
partenaires de ces dernières.
-
et s’acquittent de tâches ménagères,
telles que le nettoyage et le repassage.
Les
grands-pères (notamment le père des femmes)
assument également des tâches liées aux
enfants, mais moins que les grands-mères.
La
principale différence entre grands-mères et
grands-pères est que ces derniers s’abstiennent
très souvent :
-
de
cuisiner pour leurs petits-enfants, leurs filles et les
partenaires de ces dernières.
-
de s’acquitter de tâches ménagères
telles que le nettoyage, le repassage ou le lavage du
linge ;
-
d’emmener les enfants en consultation chez le médecin.
Nous
pouvons conclure cette section en ajoutant les commentaires
suivants:
-
Avoir
une fille en Espagne pourrait signifier un surcroît
important de travail à un âge plus avancé.
-
Il n’est dès lors guère surprenant
de constater que, dans l’enquête précitée,
la plupart des mères au travail considèrent
comme très importante l’aide qu’elles
obtiennent de leur famille.
Conclusions
Nous
avons abordé la situation des couples d’actifs
espagnols, en omettant toutefois deux groupes importants :
les parents isolés (c'est-à-dire, habituellement,
les mères isolées) et la population migrante.
Leurs problèmes doivent en effet être abordés
séparément.
En
nous concentrant sur la situation des couples d’actifs
espagnols, nous pourrions affirmer qu’un profond changement
social est en marche. La participation accrue des femmes sur
le marché du travail a rendu obsolète le modèle
caractérisé par le mari exerçant un travail
rémunéré et la femme au foyer, s’occupant
des enfants et des aînés.
Jusqu’à
présent, les problèmes générés
par cette mutation sociale ont été résolus
en utilisant toute une panoplie de stratégies privées
et informelles, dans lesquelles une composante essentielle
est la solidarité dont témoigne la génération
précédente[16].
Il
s’agit cependant d’un problème social et
non d’un problème individuel
Annexes
|
Tableau
1. Quote-part des salariés indiquant être rentrés
du travail trop éreintés pour assumer les tâches ménagères
devant être exécutées
plusieurs
fois par semaine (%) (*) |
|
|
|
|
Total |
|
|
47% |
36% |
39% |
|
Quote-part
maximale UE des 15 |
Espagne |
Espagne |
Espagne |
|
Quote-part
minimale UE des 15 |
11
% (Allemagne) |
11%
(Autriche) |
12%
(Pays-Bas et Autriche) |
|
Moyenne
UE des 15 |
24% |
20% |
22% |
|
Moyenne
10 NEM |
29% |
29% |
29% |
|
Moyenne
3 PCA |
47% |
31% |
38% |
|
(*)
Les catégories propres à la question sont : plusieurs
fois par semaine, plusieurs fois par mois, plusieurs
fois par année, moins souvent, jamais.
10
NEM : les 10 nouveaux Etats membres ayant adhéré à
l'UE en mai 2004.
3
PCA: les pays candidats à l'adhésion (Bulgarie, Roumanie
et Turquie). |
|
Source:
Première
Enquête européenne sur la Qualité de la vie (2003).
Fondation européenne pour l'amélioration des Conditions
de vie et de travail. |
|
Tableau
2. Quote-part des salariés indiquant avoir éprouvé
des difficultés à assumer leurs responsabilités familiales
en raison du temps passé au travail,
plusieurs
fois par semaine (%) (*) |
|
|
|
|
Total |
|
|
21% |
14% |
17% |
|
Quote-part
maximale UE des 15 |
Espagne |
Espagne
et RU (tous les deux 14%) |
Espagne |
|
Quote-part
minimale UE des 15 |
3%
(Finlande et Autriche) |
4%
(Danemark) |
4%
(Autriche) |
|
Moyenne
UE des 15 |
10 |
9 |
9 |
|
Moyenne
10 NEM |
14 |
15 |
15 |
|
Moyenne
3 PCA |
26 |
22 |
23 |
|
(*)
Les catégories propres à la question sont : plusieurs
fois par semaine, plusieurs fois par mois, plusieurs
fois par année, moins souvent, jamais.
10
NEM : les 10 nouveaux Etats membres ayant adhéré à
l'UE en mai 2004.
3
PCA: les pays candidats à l'adhésion (Bulgarie, Roumanie
et Turquie). |
|
Source:
Première Enquête européenne sur la Qualité de la vie
(2003). Fondation européenne pour lamélioration des
Conditions de vie et de travail. |
|
Tableau
3. Organisation du travail rémunéré par les couples
âgés de 20 à 49 ans
dans
lesquels un partenaire au moins a un emploi (%) |
|
|
Les
deux partenaires travaillent |
Seul
l'homme travaille |
Seule
la femme travaille |
Total |
|
Espagne |
54 |
43 |
3 |
100 |
|
Moyenne
UE des 25 |
66 |
29 |
5 |
100 |
|
Source:
Eurostat, 2005. Tableau 3. Basé sur des données de
la European Labour Force Survey, 2003. |
|
Tableau
4. Salariés prestant régulièrement des heures supplémentaires
(%) |
|
|
Hommes |
Femmes
|
Total |
|
|
29,8 |
13,4 |
23,7 |
|
|
19,4 |
27,8 |
22,4 |
|
Oui,
sans compensation
|
50,7 |
58,4 |
53,6 |
|
Pas
de réponse
|
0,2 |
0,4 |
0,3 |
|
Total
|
100 |
100
|
100
|
|
Source:
Cinquième Enquête nationale sur les Conditions de travail,
2003, tableau 66 (www.mtas.es).
|
|
Tableau
5. Distribution du temps de travail journalier, 2003
(%) |
|
Total |
Secteur
industriel |
Services |
Secteur
de la construction |
|
Poste
fractionné (en matinée et fin d'après-midi) |
|
56,6 |
45,7 |
93,5 |
|
Horaire
de travail en continu (en matinée) |
21,9 |
14,3 |
26,8 |
3,5 |
|
Horaire
de travail en continu (en matinée ou durant la nuit) |
5,5 |
4,0 |
6,3 |
1,3 |
|
Travail
par équipes |
16,0 |
22 |
16 |
1,7 |
|
Autres
|
1,8 |
1,0 |
2,2 |
0,3 |
|
Total
|
97 |
98 |
97
|
100 |
|
Source:
Cinquième Enquête nationale sur les Conditions de travail,
2003, tableau 64 (www.mtas.es).
|
|
Tableau
6. Congé de maternité /paternité |
|
Total
(hommes et femmes) |
%
de mères |
|
|
192.422 |
99,03 |
|
2001 |
208.695 |
98,69 |
|
2002 |
224.419 |
98,52 |
|
2003 |
239.858 |
98,46 |
|
Source:
Instituto de la Mujer (www.mtas.es),
sur la base de données extraites de l'Institut national
de sécurité sociale. |
|
Tableau
7. Hommes et femmes avec horaires de travail réduits
en
raison de responsabilités familiales (en milliers)
(2004) |
|
|
Total
(hommes et femmes) |
%
de femmes |
|
Total
(salariés et travailleurs indépendants) |
18.288,10 |
39,43 |
|
Travailleurs
salariés |
15.022,40 |
41,15 |
|
|
A
temps plein |
13.654,50 |
37,06 |
|
|
A
temps partiel |
1.367,90 |
82,03 |
|
|
Temps
partiel pour responsabilités familiales (*) |
126,30 |
99,05 |
|
Travailleurs
indépendants |
3.246,90 |
31,36 |
|
|
A
temps plein |
3.023,50 |
28,70 |
|
|
A
temps partiel |
223,30 |
67,35 |
|
|
Temps
partiel pour responsabilités familiales (*) |
30,70 |
98,05 |
|
Autres
situations |
18,80 |
52,66 |
|
(*)
Prise en charge des enfants, d'adultes malades ou
de personnes handicapées
Source:
Instituto de la Mujer (www.mtas.es),
sur la base de données extraites de l'Enquête sur
la population active (Encuesta de Población Activa). |
|
|
|
|
|
|
Tableau
8. Congé parental (maximum trois années de congé parental
sans solde) |
|
Total
(hommes et femmes) |
%
de mères |
|
|
8.339 |
96,02 |
|
2001 |
10.163 |
96,43 |
|
2002 |
12.694 |
96,16 |
|
2003 |
13.879 |
96,38 |
|
Source:
Instituto de la Mujer (www.mtas.es),
sur la base de données extraites de l'Institut national
de sécurité sociale. |
|
Tableau
9. Tâches ménagères.
"Etes-vous
impliqué(e) dans l'une des activités suivantes en
dehors de votre travail ?"
% des personnes ayant répondu 'ou' dans la catégorie
'chaque jour, une heure ou plus' (par sexe) |
|
|
Moyenne
UE |
Espagne |
|
|
Hommes |
Femmes
|
Hommes |
Femmes
|
|
Cuisine |
13 |
64 |
14 |
68 |
|
Ménage |
12 |
63 |
15 |
70 |
|
S'occuper
des enfants |
24 |
41 |
25 |
43 |
|
S'occuper
de parents plus âgés /handicapés |
2 |
6 |
2 |
8 |
|
Source:
Troisième
Enquête européenne sur les Conditions de travail,
2000. Agence
européenne pour l'amélioration des Conditions de vie
et de travail. |
[1] Eurostat,
2005. Gender gaps in the reconciliation between work and family
life, Statistiques en bref, 4/2005. Auteur : Christel Aliaga.
[2] Eurostat,
2002. Women and men reconciling work and family life. Fig.
2 et 3. Statistiques en bref, 9/2002. Auteurs : Ana Franco
et Karin Winqvist.
[3] Eurostat,
2002. Women and men reconciling work and family life. Tableau
2., op. cit.
[4] Eurostat,
2002. Women and men reconciling work and family life. Fig.
4a et 4 b., op. cit.
[5] Callejo,
J. (2005:4). Percepción de cambios en los tiempos sociales,
Document présenté lors de la Conférence
“Tiempos, Actividades, Sujetos. Una mirada desde la
perspectiva de género”, organisé à
Madrid, le 18 février, Escuela de Relaciones Laborales.
[6] Callejo,
J. (2005). Percepción de cambios en los tiempos sociales.
op. cit.
[7] Directive
96/34/CE du Conseil du 3 juin 1996 concernant l'accord-cadre
sur le congé parental conclu par l'UNICE, le CEEP et
la CES. Directive 92/85/CEE du Conseil, du 19 octobre 1992,
concernant la mise en œuvre de mesures visant à
promouvoir l'amélioration de la sécurité
et de la santé des travailleuses enceintes, accouchées
ou allaitantes au travail.
[8] Article
37.3 du Statut des Travailleurs.
[9] Plan Concilia,
www.map.es
[10] Plan
Concilia, www.map.es
[11] Europeans’
attitudes to parental leave, mai 2004, Eurobaromètre
spécial 189 / Vague 59.1, Commission européenne,
page 18. L’étude considère comme congé
parental le fait de prendre un congé de maximum 3 mois
lorsque les enfants sont en bas âge (déduction
du libellé du questionnaire anglais inclus à
la fin du rapport).
[12] Zárate
Marco, A. (2003:69) Incentivos fiscales y sociales a la incorporación
de la mujer al trabajo, Instituto de Estudios Fiscales, Madrid,
www.ief.es
[13] sZárate
Marco, A. (2003:69) Incentivos fiscales y sociales a la incorporación
de la mujer al trabajo, op. cit.
[14] Tobío,
C. (2003) “Dilemas y estrategias de las madres que trabajan”,
document présenté lors de la conférence
“Empleo y Mujer: nuevas alternativas de la vida familiar
y profesional”, organisée par Concejalía
de Empleo del Ayuntamiento de Alcobendas, Madrid. Les réponses
ont été fournies par des mères professionnellement
actives, vivant avec au moins un enfant âgé de
moins de 18 ans.
[15] Tobío,
C. (2003) “Dilemas y estrategias de las madres que trabajan”
op. cit.
[16] Tobío, C.
(2003) “Dilemas y estrategias de las madres que trabajan”,
op. cit.