
Conciliation de la vie professionnelle et de la vie privées
des hommes et des femmes dans les pays de l’Est.
Le cas de la Bulgarie
Katia Vladimirova, Université d'économie
nationale et mondiale, Sofia, Bulgarie
Introduction
Tous
les pays de l'Europe de l'Est ont partagé la même
conception de l'émancipation des femmes, fondée
d'abord sur l'exercice d'un métier et l'accès
à tous les emplois dans une période qui ignorait
le chômage. Dans ces pays, notamment situés le
plus au sud, cohabitaient deux modèles de division
sexuelle du travail. En ce qui concerne la vie professionnelle,
le couple était constitué de deux actifs, tandis
que dans la vie privée dominait le "modèle
méditerranéen", fondé sur un travail
domestique reposant exclusivement, ou presque, sur les femmes.
En Bulgarie la présence massive des femmes dans le
salariat était progressivement devenue une réalité
sociale normale et acceptée.
Pendant
l’époque du communisme on a eu de plein emploi
et émancipation « proclamée » des
femme. Presque toutes les femmes travaillaient à temps
plein, sur contrat à durée indéterminée
et bénéficiaient de la sécurité
sociale. La rhétorique officielle affichait une volonté
d'"émancipation" des femmes, selon laquelle
le pouvoir économique serait au fondement de l'égalité
des sexes et l'instrument qui permet aux femmes d'exercer
leurs droits fondamentaux. Concrètement, cela se traduisait
par un égalitarisme affiché dans l'emploi et
dans la vie sociale (incitations à la participation
à la vie publique)[1].
Une
législation importante existait, censée leur
permettre de "concilier" leurs rôles de mères-épouses-travailleuses
: congés de longue durée pour élever
leurs enfants (jusqu'à l'âge de 3 ans) avec garantie
de retrouver leur emploi; crèches, jardins d'enfants,
établissements préscolaires, garderies pour
les temps extra scolaires. S'il existait une importante législation
censée permettre aux femmes de « cumuler »
leur rôle de mère-épouse et celui de travailleuses,
le stéréotype de la mère-épouse
n'était jamais remis en question. Toutes, ou presque,
assumaient simultanément la quasi-totalité du
travail domestique, et d'un travail domestique particulièrement
lourd. L'égalité hommes/femmes était
nommée comme objet politique, mais non traitée
comme question politique.
En
Europe de l’Est, avec le début des réformes
de transition vers l’ économie de marché,
le taux d’emploi des femmes a vite diminué. Et
même dans certains pays cela continue encore pour les
femmes jeunes et pour celles qui ont plus de 50 ans. Des différences
importantes apparaissent entre les hommes et les femmes et
entre les femmes elles –mêmes ; pour chaque pays
et entre les pays.
Au
cours de la deuxième moitié des années
1990, avec le début de l'intégration à
l'Union européenne, une nouvelle rhétorique
se développe axée sur « l'égalité
des chances », parallèlement à la volonté
affirmée de faciliter la « conciliation »
de la vie professionnelle et familiale.
Les
hommes et les femmes dans la vie professionnelle
La
restructuration rapide et profonde de l'économie de
le debut des années 90 a modifié les structures
professionnelles et la répartition des emplois en fonction
du sexe dans les différentes professions. La baisse
de quasi moitié des effectifs de l'industrie et la
brusque croissance de ceux du tertiaire ont brisé la
carrière d'un grand nombre d'hommes et d'un nombre,
encore plus important, de femmes. La plupart des ingénieurs,
des techniciens et des spécialistes en agriculture
ont perdu leur travail et n'en ont jamais retrouvé.
Les conséquences essentielles de la transition vers
une économie de marché sont le chômage,
la précarité et les bas salaires ; les femmes
et les jeunes des deux sexes étant les plus touchés.
Il y a une forte féminisation de la pauvreté
et d’inégalite sur les lieux de travail.
Les
plus grandes différences demeurent entre les hommes
et les femmes à l’âge de 25 a 34 ans et
après 55 ans. Pour cette tranche d’âge
l’inégalité est liée à la
discrimination qui existe dans la loi (les différences
d’âges auxquels les hommes et les femmes peuvent
prendre leur retraite) et dans la pratique ou la politique
des entreprises à l’égard des jeunes femmes
en âge de se marier et d’avoir des enfants.
Le
travail à temps partiel reste peu développé
en pays de l’Est. A travers les genres, l’emploi
et le chômage semble être inégalement divisé
entre les hommes et les femmes.
Ces
dernières années, on a pu constater une inégalité
entre les femmes elles-mêmes, du fait de leur statut
familial et de leur revenu. Les employeurs refusent souvent
d'embaucher des jeunes filles ou des jeunes femmes, leur reprochant
leur manque d'ancienneté, d'expérience professionnelle
et surtout le fait qu'elles risquent d'avoir des enfants.
Maternités et responsabilités familiales les
infériorisent sur le marché du travail. Des
études montrent que les contrats à durée
déterminée, le travail intérimaire ou
« au noir », les horaires atypiques, touchent
majoritairement les femmes. Pour elles, comme pour les jeunes,
les offres d'emplois diminuent, et les contrats à durée
déterminée remplacent, bien souvent, ceux à
durée indéterminée.
L’emploi
traditionnelle diminue et cette réduction concerne
aussi bien les femmes que les hommes. En meme temps augmentent
les cas d’interruption du travail à cause de
chômage, formation ou changement de profession/activité,
la prise d’engagements parentaux ou familiaux etc. Tout
ca change le modèle de vie professionnelle des hommes
aussi bien que des femmes. Pour les hommes cette changements
empêche dans une certaine mesure de jouer leur rôle
traditionnel de principale source de revenus pour le ménage.
Le nombre de cas où l’homme a des revenus plus
bas que l’épouse et/ou il ne travaille pas pour
des raisons différentes augmente. Les changements dans
l’emploi entraînent à des changements de
la position (du rôle) de l’homme dans la société
.
La
vie privée : quelle égalité pour les
deux sexes ?
Le
travail rémunéré n'occupant qu'une partie
de la vie. Pour comprendre la situation dans le monde du travail
de chaque sexe il faut prendre en compte également
l'économie dite informelle et le travail domestique
afin de préciser la part respective des hommes et des
femmes dans la création et la répartition des
richesses et de mesurer ainsi les progrès sociaux et
démocratiques.
Il
convient d'abord de souligner la situation particulière
de la Bulgarie en ce qui concerne le travail domestique. Si
les femmes bulgares ont longtemps eu le taux d'activité
le plus élevé d'Europe, elles sont également
les championnes en ce qui concerne le temps dévolu
au travail domestique. Et la vision traditionnelle perdure
selon laquelle les tâches ménagères, les
soins et l'éducation des enfants, la production domestique,
etc. sont une obligation pour la femme, et seulement de la
femme, y compris quand elle travaille, et quand le conjoint
est chômeur ou retraité; dans le meilleur des
cas les hommes "aident".
L'inégalité
dans la répartition des tâches augmente. Les
femmes bulgares font actuellement 8 heures de travail domestique
de plus par semaine que les hommes alors même que la
durée hebdomadaire de travail professionnel est sensiblement
la même pour les deux sexes (41,7 h pour les hommes
contre 40,6 h pour les femmes) et l'inégalité
va croissant au fil des années[2]. Mais c'est indéniablement
l'engagement dans l'économie familiale et la production
domestique et le temps qui leur est consacré qui a
été le facteur le plus déterminant dans
l'accroissement du travail domestique. Si cet engagement est
traditionnel en Bulgarie, la crise économique l'a rendu
vital pour de nombreux ménages et a obligé de
nombreuses femmes des grandes villes à rejoindre les
femmes des villages et petites villes dans ces activités.
Pour
les femmes la "conciliation" des rôles s'exerce
dans des conditions de plus en plus difficiles. La nouvelle
discipline d'entreprise ne permet plus de prendre quelques
libertés avec les horaires et la présence afin
d'accomplir certaines obligations domestiques pendant le temps
de travail. Pratique tolérée implicitement et
relativement courante au temps du socialisme. Quant à
la garde des enfants, elle est devenue un véritable
casse-tête : la raréfaction des infrastructures
destinées à la petit enfance , la privatisation
des établissements et le coût dissuasif de leurs
services, mais aussi le chômage de masse et la pauvreté
ont diminué non seulement l'offre mais aussi la demande.
Non seulement elles assument la quasi-totalité du travail
domestique, mais ce dernier a augmenté considérablement
avec l'engagement accru dans la production familiale et elle
est de moins en moins "partagé" avec les
hommes.
Les
femmes dénoncent le stress auquel elles sont soumises
: comment garder son emploi, comment en trouver un, comment
acquérir ou maintenir un niveau de qualification suffisant,
comment tenir ou chercher cet emploi tout en assumant ses
charges familiales, comment "bien" faire son travail
domestique alors que l'intensité du travail augmente,
que les pauses et les absences sont réduites au minimum,
que le travail quotidien et hebdomadaire a souvent une amplitude
considérable ? Un sentiment, fort, de culpabilité,
de "ne pas y arriver" augmente au fil des années;
l'institution familiale commence à être remise
très sérieusement en question : l'évolution
de l'opinion est en effet très importante. Cette réévaluation
des valeurs traditionnelles du mariage et de la famille est
d'ailleurs d'autant plus nette que les femmes interrogées
sont bien dotées en capital scolaire et en niveau de
formation.Elles veulent à la fois s'assurer des moyens
de subsistance et s'occuper de leur famille, enfants et mari.
Les mieux formées, qui ont donc accès au marché
du travail dans de bonnes conditions, procèdent à
une réévaluation des valeurs traditionnelles
du mariage et de la famille, car elles souhaitent réussir
une carrière. Rares sont celles qui atteignent un statut
prestigieux et une bonne rémunération et, quand
elles y arrivent, c'est en sacrifiant leur désir de
fonder une famille. Cependant les hommes restent plus traditionalistes,
plus attachés aux anciennes valeurs, sans doute est-ce
dans leur intérêt . On peut faire l'hypothèse
ici que l'écart se creuse entre l'image de l'homme
pourvoyeur, "chef de famille", et son rôle
réel qui, sous la pression des conditions économiques,
est de plus en plus partagé ou transféré
sur les femmes. Ces dernières se sentent doublement
responsables tout en s'occupant des enfants, du mari, de la
famille.
L’essentiel
du débat portant sur le travail des femmes se ramène
à une seule question : comment leur permettre de «
concilier » celui-ci avec leurs charges domestiques
? [3]
Il
faut souligne qu’il y a une différence selon
les générations. Pour les jeunes les différences
entre les deux sexes diminuent (une peu lentement) en ce qui
concerne la dévision du temps entre emploi payé
et non payé (familiaux ou ménagers). Il y a
des changements dans l’attitude des groupes jeunes –
vers le mariage, mais aussi vers la division du travail. Chez
les jeunes hommes on observe une participation croissante
dans le travail ménagers/ familiaux, alors que chez
les jeunes femmes la tendance est inverse. On peut penser
que dans certain degré ces processus sont lies aussi
à un nouvel modèle de la vie familiale –
sans mariage officielle (une pratique qui se développe
très vite les deniers 15 ans en Bulgarie). Mais la
part de participation des hommes dans le travail du ménage
ou de la famille demeure relativement faible[4].
En
même temps on observe pour une part de ménages
que le temps accordé aux tâches ménagères
ou familiales diminue. Chez ces ménages on observe
une participation relativement élevée des hommes
aux engagements du ménage ou de la famille. Il s’agit
d’hommes des groupes plus jeunes, qui travaillent à
contrat à durée déterminée et
sont hautement qualifiés pour une profession concrète.
Ces hommes accordent moins du temps à leur emploi rémunéré
et ont des revenus de travail plus bas par rapport à
leurs épouses, qui ont d’ordinaire un niveau
d’éducation supérieur. Les données
indiquent que les femmes hautement qualifiées accordent
moins de temps aux tâches ménagères ou
familiales et elles sont les responsables de la diminution
du temps global (que les deux sexes accordent) au travail
dans la famille. C’est ainsi que survient le phénomène
où la participation de l’époux dans le
travail familiaux ou ménagers s’accroît,
non pas parce qu’il s’engage davantage, mais parce
que le nombre d’heures accordées à ce
travail diminue. L’analyse des données mène
à la conclusion que les femmes (surtout les jeunes)
sont plus fléxibles dans les nouvelles conditions du
marché de travail et parviennent à réduire
le temps accordé aux taches ménagères
et familiales au profit d’un travail rémunéré.
Les facteurs importants sont le niveau d’éducation
plus haut et la présence de formes fléxible
d’emploi pour les hommes (plus particulièrement
un emploi à contrat à durée déterminée).
Cette tendance démontre qu’il y a des changements
dans la répartition traditionnelle des rôles
dans la famille/ le ménage qui devraient être
pris en compte par les politiques et les pratiques d’égalité
des sexes au macro niveau et dans les organisations.
On
peut proposer comme explication la hiérarchie des valeurs
entre sphère publique et sphère privée,
le développement de l’économie, des changements
sociaux. Les différences entre les pays relèvent
de ce qu’on a appelé ces dernières années
à l’ouest des “conventions de genre”
ou des modes d’articulation des sphères professionnelle
et familiale.
La
législation : l’egalite et la discrimination
positive
La
Constitution, le Code du travaille et la Loi de protection
contre les discriminations (adoptée en 2003) contiennent
un grand nombre de dispositions garantissant le droit au travail,
la liberté du travail mais aussi la protection des
travailleurs. De nombreux textes interdisent toutes discriminations
au travail, directes ou indirectes, qu'elles soient fondées
sur la nationalité, l'origine, la « race »,
la couleur de la peau, le sexe, l'âge, les croyances
religieuses, les opinions politiques, l'adhésion à
un syndicat, la situation familiale, sociale ou matérielle,
l'invalidité.
Selon
la Constitution de la République de Bulgarie les époux
ont des obligations et des droits égaux dans le mariage
(art. 46) et les enfants nés en dehors du mariage ont
les mêmes droits que les enfants nés dans le
mariage(art. 47 al. 3) .
Le
Code du travail (CT) prévoit une interdiction impérative
de la discrimination directe ou indirecte, basée sur
la nationalité, l'origine, le sexe, la race, la couleur
de la peau, l'âge, les convictions politiques ou religieuses,
l'adhérence à des formations syndicales, la
situation civile, sociale ou matérielle et l'invalidité,
lors de l'exercice des droits et des obligations de travail
par les citoyens (art. 8 al. 3).
En
Bulgarie, selon la législation en vigueur, il n'y a
pas d'ouvriers ou d'employés qui soient exclus de l'application
du principe de traitement égale. Dans le Code du Travail
(CT) est définie une protection spéciale du
travail de certaines catégories de travailleurs et
d'employés qui se trouvent en état physiologique,
sanitaire ou social particullier, pour leur garantir l’égalité
en fait dans le processus du travail. Ce sont: les mineurs;
les femmes et les personnes aux capacités de travail
diminuées
Les
femmes jouissent de tous les droits qui sont définis
pour l'ensemble des travailleurs et des employés. Parallèlement,
pour elles sont définis des droits supplémentaires,
ainsi que des exigences accrues sur les conditions du travail,
afin de rendre compte des particularités anatomiques
et physiologiques de l'organisme féminin et de la condition
de la femme comme mère, épouse et femme au foyer.
La
législation bulgare pose quelques exigences quant à
la nomination à certaines fonctions et l'exercice de
certaines professions qui ne sont pas considérées
comme discrimination (selon le sens de la Convention No 111
de l'OMT). Dans ces cas aussi, ne sont pas admises des différences,
des exclusions ou préférences à cause
de la race, la couleur, la religion, l'origine nationale.
Il s'agit de l'interdiction aux femmes de certains types de
travail (art. 307 du CT). L'interdiction comprend des besognes
qui sont difficiles ou nocives pour la santé ou le
fonctions maternelles de la femme. Cette liste est définie
par un acte du Conseil des Ministres (Décret). Dans
ce cas, l'interdiction doit être considérée
comme un moyen de protection de la vie et de la santé
des femmes, et non pas comme une exclusion (dans le sens de
discrimination) basée sur le sexe. Ce concept est adopté
et affirmé en Bulgarie, ainsi que dans la pratique
de l'OMT (Convention No 45 concernant les travaux souterrains
pour les femmes de 1935).
Le
système des congés liés à la grossesse,
la maternité et l'éducation des enfants est
défini dans le Code du travail. Les congés de
maternité pourtant sont accessibles seulement pour
des ouvrières et des employées ayant une relation
juridique de travail (un contrat du travail). Les droits de
la mère (congés pour l'éducation des
enfants) peuvent être utilisés par le père
si la mère n'est pas en état d'en profiter.
Il y a très peu du temps de l’adoption dans le
pays le congé parentale. Très peu des hommes
profitent des ces congés.
Le
rejet répété d'une loi sur l'égalité
hommes/femmes ne peut manquer d'interroger. Les plusieurs
projets pour cette loi avaient été élaborés
dès 2001 et jusqu’a nos jours par le Ministère
du travail et de la politique sociale, avec des représentants
de la société civile (ONG de femmes) et des
partenaires sociaux. Le débat, porté essentiellement
par les ONG, continue dans le pays sur la nécessité
d'une loi spécifique sur l'égalité hommes-femmes
et pour régler mieux la politique concernant la conciliation
de la vie professionnelle et de la vie privées des
hommes et des femmes et aussi parce que la discrimination
sexuée touche toute la population et croise toutes
les autres formes spécifiques de discrimination. Il
nous semble y avoir bien peu de chances pour qu'elle soit
adoptée sauf si cette loi est dans l’exigence
de la part de l’UE.
Les
politiques d’égalité ou la politique de
concilier la vie professionnelle et la vie familiale pour
les hommes et pou les femmes
Dans
les pays du Sud les problèmes et les politiques de
l’égalité ou la politique de concilier
la vie professionnelle et la vie familiale sont moins connus.
Pour différentes raisons, dans ces pays, les politiques
et pratiques d’égalité des genres ne sont
pas aussi répandues et développées au
niveau global pas plus que dans les entreprises. A l’étape
actuelle les politiques et pratiques sur l’égalité
des genres appliquées ne tiennent pas compte des différentes
attitudes des hommes au travail.
En
Bulgarie la politique dans ce domaine existe ou macro niveau
et dans le plan national d’emploi.
Dans
l’entreprise on considère toujours que seules
les femmes ont des problèmes pour leur travail aux
engagements familiaux, alors que les hommes sont identifiés
à leurs activités professionnelles. Les entreprises
ne posent pas la question et l’exigence d’assurer
aux hommes les possibilités de s’ocuper pour
leurs enfants et aux travaux ménagers. Ils n’ont
pas une politique pour l’égalité des sexes.
Les
organisations où l’on tolère ceux qui
font des heures supplémentaires édifient un
mur invisible (« le plafond de verre ») devant
ceux qui désirent faire carrière en alliant
leur travail et leurs obligations familiales et ce sont surtout
des femmes.
Dans
les organisations prédomine toujours la culture qui
considère l’homme dans son rôle traditionnel
- principale source de revenus dans la famille, qui peut travailler
sans arrêt jour et nuit, tous les jours de la semaine
et pendant toute l’année.
Ces
particularités de la culture organisationnelle dominante
ont une certaine influence sur les politiques et les pratiques
d’égalité des sexes des compagnies qui
ne concernent pas les hommes et leurs besoins de concilie
le travail et la vie familiale. Les éétudes
montre que les politiques et les pratiques d’égalité
des genres appliquées reflètent l’idée
traditionnelle du rôle de l’homme dans la famille
et au travail sans tenir compte des changements qui surviennent
dans l’emploi au cours des dernières années.
En
pays il y a très peu des hommes qui s’occupent
d’un membre de la famille et ils ne forment pas de groupe
homogène. Le degré d’aptitude envers de
telles activités est diffèrent, ainsi que leur
approche de la situation – volontairement ou de force,
selon le cas. Une partie de ces hommes ont prévu d’avance
de s’occuper d’un membre de la famille et considèrent
que cela fait partie de leur système de valeurs et
leurs attitudes. Une autre partie des hommes indique qu’ils
n’ont jamais eu l’intention de s’occuper
d’un membre de la famille, mais les circonstances les
ont obligés .
Conclusion
Tel
qu'il a été posé dans l'UE, c'est-à-dire
en termes d'égalité des chances et de conciliation
entre la vie professionnelle et la vie familiale, l'alignement
sur les politiques européennes n'est pas un exercice
législatif compliqué. Mais de plus, il masque
une certaine continuité, en tout cas au niveau formel
et discursif, avec le régime antérieur : nous
faisons l'hypothèse que sous les dehors discursifs
de changement, il y a en fait maintien des particularismes
antérieurs au niveau des politiques publiques : paternalisme,
assistanat, non-remise en question du rapport privé/public,
etc.
Les
directives ayant trait à l'emploi transfèrent
mécaniquement les stratégies européennes.
Mais elles-mêmes sont issues de pays qui ont d'autres
traditions, d'autres cultures, d'autres "conventions
de genre". L'égalité réelle suppose
une approche complexe.
On
a besoin aussi de réexaminer et redéfinir la
place de l’homme comme élément de la politique
d’égalité des sexes aussi bien au niveau
global que dans les entreprises. Il faut souligner aussi qu’il
y a des questions qui sont lies avec les différentes
générations. Les jeunes sont plus favorables
pour participer dans le travail domestique, ils sont aussi
plus favorables pour une politique de la concilier la vie
professionnelle et al vie prive pour les hommes et pour les
femmes.
Mais
en même temps, on observe quelques signes qui laissent
à penser que si, globalement, l'état des rapports
sociaux de sexe n'est pas interrogé, celui de la division
sexuelle concrète commence à l'être sur
quelques points précis. Il y a beaucoup des débats
et des projets, il y a déjà des politique dans
les plans nationaux d’emploi et d’égalité
et pour la conciliation la vie professionnelle et la vie familiale
mais en fait presque tout sont pour les femmes. En fait il
y a très peu des débats et les politiques concernantes
les hommes. Autrement dit ils sont pour faire des comparaisons
avec la situation des femmes. Rarement se pose des problèmes
des hommes, leur point de vue, leur situation dans la famille.
Une des explications est que les hommes d’habitude sont
absents ou très peu présentent pendant ce débat.
Parmi les autres explications est les cas de la discrimination
sexuelle ou des parents seuls pour les hommes sont assez rares
dans le pays.
Références
bibliographiques