Conférence du 6 et 7 férier (Bruxelles)
 



Conciliation de la vie professionnelle et de la vie privées des hommes et des femmes dans les pays de l’Est.
Le cas de la Bulgarie

Katia Vladimirova, Université d'économie nationale et mondiale, Sofia, Bulgarie

Introduction

Tous les pays de l'Europe de l'Est ont partagé la même conception de l'émancipation des femmes, fondée d'abord sur l'exercice d'un métier et l'accès à tous les emplois dans une période qui ignorait le chômage. Dans ces pays, notamment situés le plus au sud, cohabitaient deux modèles de division sexuelle du travail. En ce qui concerne la vie professionnelle, le couple était constitué de deux actifs, tandis que dans la vie privée dominait le "modèle méditerranéen", fondé sur un travail domestique reposant exclusivement, ou presque, sur les femmes. En Bulgarie la présence massive des femmes dans le salariat était progressivement devenue une réalité sociale normale et acceptée.

Pendant l’époque du communisme on a eu de plein emploi et émancipation « proclamée » des femme. Presque toutes les femmes travaillaient à temps plein, sur contrat à durée indéterminée et bénéficiaient de la sécurité sociale. La rhétorique officielle affichait une volonté d'"émancipation" des femmes, selon laquelle le pouvoir économique serait au fondement de l'égalité des sexes et l'instrument qui permet aux femmes d'exercer leurs droits fondamentaux. Concrètement, cela se traduisait par un égalitarisme affiché dans l'emploi et dans la vie sociale (incitations à la participation à la vie publique)[1].

Une législation importante existait, censée leur permettre de "concilier" leurs rôles de mères-épouses-travailleuses : congés de longue durée pour élever leurs enfants (jusqu'à l'âge de 3 ans) avec garantie de retrouver leur emploi; crèches, jardins d'enfants, établissements préscolaires, garderies pour les temps extra scolaires. S'il existait une importante législation censée permettre aux femmes de « cumuler » leur rôle de mère-épouse et celui de travailleuses, le stéréotype de la mère-épouse n'était jamais remis en question. Toutes, ou presque, assumaient simultanément la quasi-totalité du travail domestique, et d'un travail domestique particulièrement lourd. L'égalité hommes/femmes était nommée comme objet politique, mais non traitée comme question politique.

En Europe de l’Est, avec le début des réformes de transition vers l’ économie de marché, le taux d’emploi des femmes a vite diminué. Et même dans certains pays cela continue encore pour les femmes jeunes et pour celles qui ont plus de 50 ans. Des différences importantes apparaissent entre les hommes et les femmes et entre les femmes elles –mêmes ; pour chaque pays et entre les pays.

Au cours de la deuxième moitié des années 1990, avec le début de l'intégration à l'Union européenne, une nouvelle rhétorique se développe axée sur « l'égalité des chances », parallèlement à la volonté affirmée de faciliter la « conciliation » de la vie professionnelle et familiale.

Les hommes et les femmes dans la vie professionnelle

La restructuration rapide et profonde de l'économie de le debut des années 90 a modifié les structures professionnelles et la répartition des emplois en fonction du sexe dans les différentes professions. La baisse de quasi moitié des effectifs de l'industrie et la brusque croissance de ceux du tertiaire ont brisé la carrière d'un grand nombre d'hommes et d'un nombre, encore plus important, de femmes. La plupart des ingénieurs, des techniciens et des spécialistes en agriculture ont perdu leur travail et n'en ont jamais retrouvé. Les conséquences essentielles de la transition vers une économie de marché sont le chômage, la précarité et les bas salaires ; les femmes et les jeunes des deux sexes étant les plus touchés. Il y a une forte féminisation de la pauvreté et d’inégalite sur les lieux de travail.

Les plus grandes différences demeurent entre les hommes et les femmes à l’âge de 25 a 34 ans et après 55 ans. Pour cette tranche d’âge l’inégalité est liée à la discrimination qui existe dans la loi (les différences d’âges auxquels les hommes et les femmes peuvent prendre leur retraite) et dans la pratique ou la politique des entreprises à l’égard des jeunes femmes en âge de se marier et d’avoir des enfants.

Le travail à temps partiel reste peu développé en pays de l’Est. A travers les genres, l’emploi et le chômage semble être inégalement divisé entre les hommes et les femmes.

Ces dernières années, on a pu constater une inégalité entre les femmes elles-mêmes, du fait de leur statut familial et de leur revenu. Les employeurs refusent souvent d'embaucher des jeunes filles ou des jeunes femmes, leur reprochant leur manque d'ancienneté, d'expérience professionnelle et surtout le fait qu'elles risquent d'avoir des enfants. Maternités et responsabilités familiales les infériorisent sur le marché du travail. Des études montrent que les contrats à durée déterminée, le travail intérimaire ou « au noir », les horaires atypiques, touchent majoritairement les femmes. Pour elles, comme pour les jeunes, les offres d'emplois diminuent, et les contrats à durée déterminée remplacent, bien souvent, ceux à durée indéterminée.

L’emploi traditionnelle diminue et cette réduction concerne aussi bien les femmes que les hommes. En meme temps augmentent les cas d’interruption du travail à cause de chômage, formation ou changement de profession/activité, la prise d’engagements parentaux ou familiaux etc. Tout ca change le modèle de vie professionnelle des hommes aussi bien que des femmes. Pour les hommes cette changements empêche dans une certaine mesure de jouer leur rôle traditionnel de principale source de revenus pour le ménage. Le nombre de cas où l’homme a des revenus plus bas que l’épouse et/ou il ne travaille pas pour des raisons différentes augmente. Les changements dans l’emploi entraînent à des changements de la position (du rôle) de l’homme dans la société .

La vie privée : quelle égalité pour les deux sexes ?

Le travail rémunéré n'occupant qu'une partie de la vie. Pour comprendre la situation dans le monde du travail de chaque sexe il faut prendre en compte également l'économie dite informelle et le travail domestique afin de préciser la part respective des hommes et des femmes dans la création et la répartition des richesses et de mesurer ainsi les progrès sociaux et démocratiques.

Il convient d'abord de souligner la situation particulière de la Bulgarie en ce qui concerne le travail domestique. Si les femmes bulgares ont longtemps eu le taux d'activité le plus élevé d'Europe, elles sont également les championnes en ce qui concerne le temps dévolu au travail domestique. Et la vision traditionnelle perdure selon laquelle les tâches ménagères, les soins et l'éducation des enfants, la production domestique, etc. sont une obligation pour la femme, et seulement de la femme, y compris quand elle travaille, et quand le conjoint est chômeur ou retraité; dans le meilleur des cas les hommes "aident".

L'inégalité dans la répartition des tâches augmente. Les femmes bulgares font actuellement 8 heures de travail domestique de plus par semaine que les hommes alors même que la durée hebdomadaire de travail professionnel est sensiblement la même pour les deux sexes (41,7 h pour les hommes contre 40,6 h pour les femmes) et l'inégalité va croissant au fil des années[2]. Mais c'est indéniablement l'engagement dans l'économie familiale et la production domestique et le temps qui leur est consacré qui a été le facteur le plus déterminant dans l'accroissement du travail domestique. Si cet engagement est traditionnel en Bulgarie, la crise économique l'a rendu vital pour de nombreux ménages et a obligé de nombreuses femmes des grandes villes à rejoindre les femmes des villages et petites villes dans ces activités.

Pour les femmes la "conciliation" des rôles s'exerce dans des conditions de plus en plus difficiles. La nouvelle discipline d'entreprise ne permet plus de prendre quelques libertés avec les horaires et la présence afin d'accomplir certaines obligations domestiques pendant le temps de travail. Pratique tolérée implicitement et relativement courante au temps du socialisme. Quant à la garde des enfants, elle est devenue un véritable casse-tête : la raréfaction des infrastructures destinées à la petit enfance , la privatisation des établissements et le coût dissuasif de leurs services, mais aussi le chômage de masse et la pauvreté ont diminué non seulement l'offre mais aussi la demande. Non seulement elles assument la quasi-totalité du travail domestique, mais ce dernier a augmenté considérablement avec l'engagement accru dans la production familiale et elle est de moins en moins "partagé" avec les hommes.

Les femmes dénoncent le stress auquel elles sont soumises : comment garder son emploi, comment en trouver un, comment acquérir ou maintenir un niveau de qualification suffisant, comment tenir ou chercher cet emploi tout en assumant ses charges familiales, comment "bien" faire son travail domestique alors que l'intensité du travail augmente, que les pauses et les absences sont réduites au minimum, que le travail quotidien et hebdomadaire a souvent une amplitude considérable ? Un sentiment, fort, de culpabilité, de "ne pas y arriver" augmente au fil des années; l'institution familiale commence à être remise très sérieusement en question : l'évolution de l'opinion est en effet très importante. Cette réévaluation des valeurs traditionnelles du mariage et de la famille est d'ailleurs d'autant plus nette que les femmes interrogées sont bien dotées en capital scolaire et en niveau de formation.Elles veulent à la fois s'assurer des moyens de subsistance et s'occuper de leur famille, enfants et mari. Les mieux formées, qui ont donc accès au marché du travail dans de bonnes conditions, procèdent à une réévaluation des valeurs traditionnelles du mariage et de la famille, car elles souhaitent réussir une carrière. Rares sont celles qui atteignent un statut prestigieux et une bonne rémunération et, quand elles y arrivent, c'est en sacrifiant leur désir de fonder une famille. Cependant les hommes restent plus traditionalistes, plus attachés aux anciennes valeurs, sans doute est-ce dans leur intérêt . On peut faire l'hypothèse ici que l'écart se creuse entre l'image de l'homme pourvoyeur, "chef de famille", et son rôle réel qui, sous la pression des conditions économiques, est de plus en plus partagé ou transféré sur les femmes. Ces dernières se sentent doublement responsables tout en s'occupant des enfants, du mari, de la famille.

L’essentiel du débat portant sur le travail des femmes se ramène à une seule question : comment leur permettre de « concilier » celui-ci avec leurs charges domestiques ? [3]

Il faut souligne qu’il y a une différence selon les générations. Pour les jeunes les différences entre les deux sexes diminuent (une peu lentement) en ce qui concerne la dévision du temps entre emploi payé et non payé (familiaux ou ménagers). Il y a des changements dans l’attitude des groupes jeunes – vers le mariage, mais aussi vers la division du travail. Chez les jeunes hommes on observe une participation croissante dans le travail ménagers/ familiaux, alors que chez les jeunes femmes la tendance est inverse. On peut penser que dans certain degré ces processus sont lies aussi à un nouvel modèle de la vie familiale – sans mariage officielle (une pratique qui se développe très vite les deniers 15 ans en Bulgarie). Mais la part de participation des hommes dans le travail du ménage ou de la famille demeure relativement faible[4].

En même temps on observe pour une part de ménages que le temps accordé aux tâches ménagères ou familiales diminue. Chez ces ménages on observe une participation relativement élevée des hommes aux engagements du ménage ou de la famille. Il s’agit d’hommes des groupes plus jeunes, qui travaillent à contrat à durée déterminée et sont hautement qualifiés pour une profession concrète. Ces hommes accordent moins du temps à leur emploi rémunéré et ont des revenus de travail plus bas par rapport à leurs épouses, qui ont d’ordinaire un niveau d’éducation supérieur. Les données indiquent que les femmes hautement qualifiées accordent moins de temps aux tâches ménagères ou familiales et elles sont les responsables de la diminution du temps global (que les deux sexes accordent) au travail dans la famille. C’est ainsi que survient le phénomène où la participation de l’époux dans le travail familiaux ou ménagers s’accroît, non pas parce qu’il s’engage davantage, mais parce que le nombre d’heures accordées à ce travail diminue. L’analyse des données mène à la conclusion que les femmes (surtout les jeunes) sont plus fléxibles dans les nouvelles conditions du marché de travail et parviennent à réduire le temps accordé aux taches ménagères et familiales au profit d’un travail rémunéré. Les facteurs importants sont le niveau d’éducation plus haut et la présence de formes fléxible d’emploi pour les hommes (plus particulièrement un emploi à contrat à durée déterminée). Cette tendance démontre qu’il y a des changements dans la répartition traditionnelle des rôles dans la famille/ le ménage qui devraient être pris en compte par les politiques et les pratiques d’égalité des sexes au macro niveau et dans les organisations.

On peut proposer comme explication la hiérarchie des valeurs entre sphère publique et sphère privée, le développement de l’économie, des changements sociaux. Les différences entre les pays relèvent de ce qu’on a appelé ces dernières années à l’ouest des “conventions de genre” ou des modes d’articulation des sphères professionnelle et familiale.

La législation : l’egalite et la discrimination positive

La Constitution, le Code du travaille et la Loi de protection contre les discriminations (adoptée en 2003) contiennent un grand nombre de dispositions garantissant le droit au travail, la liberté du travail mais aussi la protection des travailleurs. De nombreux textes interdisent toutes discriminations au travail, directes ou indirectes, qu'elles soient fondées sur la nationalité, l'origine, la « race », la couleur de la peau, le sexe, l'âge, les croyances religieuses, les opinions politiques, l'adhésion à un syndicat, la situation familiale, sociale ou matérielle, l'invalidité.

Selon la Constitution de la République de Bulgarie les époux ont des obligations et des droits égaux dans le mariage (art. 46) et les enfants nés en dehors du mariage ont les mêmes droits que les enfants nés dans le mariage(art. 47 al. 3) .

Le Code du travail (CT) prévoit une interdiction impérative de la discrimination directe ou indirecte, basée sur la nationalité, l'origine, le sexe, la race, la couleur de la peau, l'âge, les convictions politiques ou religieuses, l'adhérence à des formations syndicales, la situation civile, sociale ou matérielle et l'invalidité, lors de l'exercice des droits et des obligations de travail par les citoyens (art. 8 al. 3).

En Bulgarie, selon la législation en vigueur, il n'y a pas d'ouvriers ou d'employés qui soient exclus de l'application du principe de traitement égale. Dans le Code du Travail (CT) est définie une protection spéciale du travail de certaines catégories de travailleurs et d'employés qui se trouvent en état physiologique, sanitaire ou social particullier, pour leur garantir l’égalité en fait dans le processus du travail. Ce sont: les mineurs; les femmes et les personnes aux capacités de travail diminuées

Les femmes jouissent de tous les droits qui sont définis pour l'ensemble des travailleurs et des employés. Parallèlement, pour elles sont définis des droits supplémentaires, ainsi que des exigences accrues sur les conditions du travail, afin de rendre compte des particularités anatomiques et physiologiques de l'organisme féminin et de la condition de la femme comme mère, épouse et femme au foyer.

La législation bulgare pose quelques exigences quant à la nomination à certaines fonctions et l'exercice de certaines professions qui ne sont pas considérées comme discrimination (selon le sens de la Convention No 111 de l'OMT). Dans ces cas aussi, ne sont pas admises des différences, des exclusions ou préférences à cause de la race, la couleur, la religion, l'origine nationale. Il s'agit de l'interdiction aux femmes de certains types de travail (art. 307 du CT). L'interdiction comprend des besognes qui sont difficiles ou nocives pour la santé ou le fonctions maternelles de la femme. Cette liste est définie par un acte du Conseil des Ministres (Décret). Dans ce cas, l'interdiction doit être considérée comme un moyen de protection de la vie et de la santé des femmes, et non pas comme une exclusion (dans le sens de discrimination) basée sur le sexe. Ce concept est adopté et affirmé en Bulgarie, ainsi que dans la pratique de l'OMT (Convention No 45 concernant les travaux souterrains pour les femmes de 1935).

Le système des congés liés à la grossesse, la maternité et l'éducation des enfants est défini dans le Code du travail. Les congés de maternité pourtant sont accessibles seulement pour des ouvrières et des employées ayant une relation juridique de travail (un contrat du travail). Les droits de la mère (congés pour l'éducation des enfants) peuvent être utilisés par le père si la mère n'est pas en état d'en profiter. Il y a très peu du temps de l’adoption dans le pays le congé parentale. Très peu des hommes profitent des ces congés.

Le rejet répété d'une loi sur l'égalité hommes/femmes ne peut manquer d'interroger. Les plusieurs projets pour cette loi avaient été élaborés dès 2001 et jusqu’a nos jours par le Ministère du travail et de la politique sociale, avec des représentants de la société civile (ONG de femmes) et des partenaires sociaux. Le débat, porté essentiellement par les ONG, continue dans le pays sur la nécessité d'une loi spécifique sur l'égalité hommes-femmes et pour régler mieux la politique concernant la conciliation de la vie professionnelle et de la vie privées des hommes et des femmes et aussi parce que la discrimination sexuée touche toute la population et croise toutes les autres formes spécifiques de discrimination. Il nous semble y avoir bien peu de chances pour qu'elle soit adoptée sauf si cette loi est dans l’exigence de la part de l’UE.

Les politiques d’égalité ou la politique de concilier la vie professionnelle et la vie familiale pour les hommes et pou les femmes

Dans les pays du Sud les problèmes et les politiques de l’égalité ou la politique de concilier la vie professionnelle et la vie familiale sont moins connus. Pour différentes raisons, dans ces pays, les politiques et pratiques d’égalité des genres ne sont pas aussi répandues et développées au niveau global pas plus que dans les entreprises. A l’étape actuelle les politiques et pratiques sur l’égalité des genres appliquées ne tiennent pas compte des différentes attitudes des hommes au travail.

En Bulgarie la politique dans ce domaine existe ou macro niveau et dans le plan national d’emploi.

Dans l’entreprise on considère toujours que seules les femmes ont des problèmes pour leur travail aux engagements familiaux, alors que les hommes sont identifiés à leurs activités professionnelles. Les entreprises ne posent pas la question et l’exigence d’assurer aux hommes les possibilités de s’ocuper pour leurs enfants et aux travaux ménagers. Ils n’ont pas une politique pour l’égalité des sexes.

Les organisations où l’on tolère ceux qui font des heures supplémentaires édifient un mur invisible (« le plafond de verre ») devant ceux qui désirent faire carrière en alliant leur travail et leurs obligations familiales et ce sont surtout des femmes.

Dans les organisations prédomine toujours la culture qui considère l’homme dans son rôle traditionnel - principale source de revenus dans la famille, qui peut travailler sans arrêt jour et nuit, tous les jours de la semaine et pendant toute l’année.

Ces particularités de la culture organisationnelle dominante ont une certaine influence sur les politiques et les pratiques d’égalité des sexes des compagnies qui ne concernent pas les hommes et leurs besoins de concilie le travail et la vie familiale. Les éétudes montre que les politiques et les pratiques d’égalité des genres appliquées reflètent l’idée traditionnelle du rôle de l’homme dans la famille et au travail sans tenir compte des changements qui surviennent dans l’emploi au cours des dernières années.

En pays il y a très peu des hommes qui s’occupent d’un membre de la famille et ils ne forment pas de groupe homogène. Le degré d’aptitude envers de telles activités est diffèrent, ainsi que leur approche de la situation – volontairement ou de force, selon le cas. Une partie de ces hommes ont prévu d’avance de s’occuper d’un membre de la famille et considèrent que cela fait partie de leur système de valeurs et leurs attitudes. Une autre partie des hommes indique qu’ils n’ont jamais eu l’intention de s’occuper d’un membre de la famille, mais les circonstances les ont obligés .

Conclusion

Tel qu'il a été posé dans l'UE, c'est-à-dire en termes d'égalité des chances et de conciliation entre la vie professionnelle et la vie familiale, l'alignement sur les politiques européennes n'est pas un exercice législatif compliqué. Mais de plus, il masque une certaine continuité, en tout cas au niveau formel et discursif, avec le régime antérieur : nous faisons l'hypothèse que sous les dehors discursifs de changement, il y a en fait maintien des particularismes antérieurs au niveau des politiques publiques : paternalisme, assistanat, non-remise en question du rapport privé/public, etc.

Les directives ayant trait à l'emploi transfèrent mécaniquement les stratégies européennes. Mais elles-mêmes sont issues de pays qui ont d'autres traditions, d'autres cultures, d'autres "conventions de genre". L'égalité réelle suppose une approche complexe.

On a besoin aussi de réexaminer et redéfinir la place de l’homme comme élément de la politique d’égalité des sexes aussi bien au niveau global que dans les entreprises. Il faut souligner aussi qu’il y a des questions qui sont lies avec les différentes générations. Les jeunes sont plus favorables pour participer dans le travail domestique, ils sont aussi plus favorables pour une politique de la concilier la vie professionnelle et al vie prive pour les hommes et pour les femmes.

Mais en même temps, on observe quelques signes qui laissent à penser que si, globalement, l'état des rapports sociaux de sexe n'est pas interrogé, celui de la division sexuelle concrète commence à l'être sur quelques points précis. Il y a beaucoup des débats et des projets, il y a déjà des politique dans les plans nationaux d’emploi et d’égalité et pour la conciliation la vie professionnelle et la vie familiale mais en fait presque tout sont pour les femmes. En fait il y a très peu des débats et les politiques concernantes les hommes. Autrement dit ils sont pour faire des comparaisons avec la situation des femmes. Rarement se pose des problèmes des hommes, leur point de vue, leur situation dans la famille. Une des explications est que les hommes d’habitude sont absents ou très peu présentent pendant ce débat. Parmi les autres explications est les cas de la discrimination sexuelle ou des parents seuls pour les hommes sont assez rares dans le pays.

Références bibliographiques

[1]Atanassova, M., 2005, Les changements dans l’emploi et leurs influence sur les politiques d’egalite entre les sexes, In “Le temps de travail et les conditions de travai”, Sous la dir. de Katia Vladimirova, Ed. ‘Stopanstvo », Sofia
[2]Femmes et transition à l’Est, 2000, UNICEF, Le courrier des pays de l’Est, n°1002, février
[3]Femmes, travail, mondialisation, 2003, UNIFEM, ASA, JAR, Sofia
[4]Kergoat D., Vladimirova K., 2005, Les temps travaillés pour les hommes et pour les femmes : continuités et discontinuités.In “Le temps de travail et les conditions de travail”, Sous dir. de Katia Vladimirova, Ed. “Stopanstvo”, Sofia
[5]Kergoat D., Vladimirova K., 2004, L 'égalité des sexes et les politiques de l'emploi en Bulgarie, in Transitions, vol. XLIV.1, Institut européen, Université de Genève, ULB, ED. J.Heinen et St.Portet, Bruxelles
[6]Vladimirova, K. 2003,Inégalités hommes/femmes dans le monde du travail en Europe de l'Est, Séminaire international, Cardiff.
[7]Vladimirova, K., 1999, “Femmes et marché du travail en Bulgarie”, In Un continent noir: le travail féminin, Cahiers du Genre, no 26, l’Harmattan, Paris
[8]Vladimirova K., 1998, La Bulgarie: Transition, intégration et emploi, In “Intégration européenne et emploi: le cas des pays semi-perepheriques de l’Europe”. Sous la dir. deMarc Dusautoy, Ed. Presses de la Sorbonne, Paris